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L'Hôpital Saint-Armel de ROZET

Les bâtiments de l'hôpital Saint-Armel de Rozet étaient situés sur la rive droite d'un petit cours d'eau, près du pont construit pour la route et à deux pas d'une forêt.

Les 200 livres de rentes qui devaient en assurer la subsistance, furent constituées sur les terres du village et des environs. D'après un écrit de 1601, les dépendances de l'aumônerie contenaient vingt-sept journaux, tant en jardins, prés et vergers qu'en emplacements de maisons. Elles renfermaient encore un bois tailli(s), un bois de haute futaie, un vivier, deux moulins à eau et un à vent. De plus au village de Beaumont, un canton de vingt-sept journaux, moitié en lande, moitié en pré, dépendait aussi de l'hôpital.

Suivant le même acte, les étrangers qui y demandaient le plus souvent l'hospitalité, étaient des pèlerins qui faisaient le voyage de Saint Méen, en Bretagne.

Pendant plus de deux cents ans, l'hôpital de Rozet rendit de très grands services. Le XVIème vit sa décadence. L'aumônerie fut abandonnée en 1572. (…) En 1663, on ne voyait à Rozet que quelques vieilles masures et une chapelle fort pauvre. Le fermier qui occupait à cette époque les bâtiments de l'hôpital ne payait que 50 livres de loyer. Cette rente, dont disposait le grand aumônier de France, servait à payer la pension d'un invalide(…).

Louis XIV en 1696 réunit les biens et revenus de l'hôpital de Rozet à ceux de Machecoul , de Montfaucon et du Fougeray pour former la dotation de l'hôpital général de Paimboeuf. Plessé avait en retour le droit d'envoyer à Paimboeuf un nombre de malades proportionné aux revenus. Mais il est probable que Plessé n'a guère bénéficié de cette réserve. La longue distance et le passage de la Loire étaient de graves obstacles au transport des malades, surtout à cette époque. Et cependant, à la veille de la Révolution, l'hôpital de Paimboeuf retirait 400 livres de rentes du bail à ferme des domaines de Rozet.

Aujourd'hui, l'hôpital de Rozet n'est plus qu'un souvenir. Les biens qui en formaient la dotation ont été vendus. Le produit de cette vente a servi à établir une fondation de 1.000 francs de rentes, au profit de l'hôpital de Paimboeuf. C'est grâce à cette fondation qui donne droit à deux lits, que Plessé a encore actuellement deux infirmes hospitalisés à Paimboeuf.

Sources : Archives Départementales PR 659 n°9 septembre 1906


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