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La Chapelle Saint-Clair

La Chapelle Saint-Clair

La première chapelle était l'oratoire du Château-Sé, forteresse habitée vers l'an 900 par le duc de Bretagne Alain-le-Grand ; un prêtre y était attaché, elle servit d'enfeu (c'est-à-dire lieu de sépulture) des propriétaires du château.

Au XIème siècle, d'après différentes archives, on construisit une nouvelle chapelle à l'emplacement des ruines du château. Elle aurait été construite par les Sires de Carheil seigneurs du pays au XIème siècle.

Elle était de style roman du XIème avec chœur étroit à chevet plat, nef unique, transept formant une croix avec la nef, ouvertures en plein cintre. Les cartes postales anciennes la représentent sans clocher.

On ne sait si la dévotion à Saint Clair date du XIème ou bien si l'oratoire du château-Sé avait déjà pour «saint patron » le premier évêque de Nantes. Des écrits du XVIème siècle s'ils ne nous permettent pas d'en savoir l'origine, nous apprennent que chaque année le 10 octobre, la fête de Saint Clair amenait quantité de pèlerins qui venaient chercher la guérison de diverses maladies dont celles ayant trait aux yeux. Les seigneurs de Carheil profitant de l'affluence des pèlerins avaient établi une foire ce même jour, près de la chapelle et percevaient des droits sur les marchandises mises en vente.

Peu de documents attestent de ce qu'il advient de la chapelle au cours des siècles. Même les registres paroissiaux sont muets sur la période révolutionnaire, ce qui semble exclure qu'elle ait été détruite puis reconstruite, en effet le curé Bertho, arrivé à Plessé en 1828 n'en parle pas alors que les témoins de la Révolution ne manquaient pas et que par ailleurs il évoque l'histoire de la paroisse, des frairies et des autres chapelles. En 1828 cependant, une délibération du Conseil de Fabrique arrête « que l'on fera réparer la chapelle dite de St Clair » mais on ne connaît pas l'importance des travaux. L'autorisation d'y dire la messe est accordée en 1839.

En 1929, le bulletin paroissial mentionne « la pauvre chapelle aurait besoin de grosses réparations ; les murs sont lézardés, la toiture est tellement endommagée que les couvreurs osent à peine s'y aventurer » ; Bâtie au sommet du rocher au-dessus du canal, elle a servi pendant la guerre de poste d'observation. Elle a été détruite totalement lors de la Poche.

Sources : Cartes postales site archives départementales Guenrouët et Plessé.


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